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Par
Isabelle EYOUM, Orthophoniste,
chargée de cours à l'école d'orthophonie de la Salpétrière. Ayant découvert
la mascotte Aclie crée par Noëlle Bermond, j'ai
décidé de modifier la rééducation et de
laisser Jean-Baptiste découvrir et bâtir sa
grammaire au gré des manipulations concrètes.
Aclie est une pieuvre (ou fleur ou araignée, selon les enfants) La mascotte est fournie avec des accessoires ludiques (cravate, bracelets) pour fixer les mots d'une phrase que l'enfant fabrique de la taille qu'il veut . Il peut la rallonger ou la raccourcir à son gré. La mascotte est également fournie avec des étiquettes permettant d'identifier la nature des mots de la phrase quand leur fonction est trouvée et qu'ils sont donc posés correctement sur la "pieuvre". Il peut piocher les mots dans un grand sac de mots (vendu séparément). Le sac contient plus de 400 mots ....(4 stylos de couleurs sont fournis pour permettre à l'enfant un plus grand choix de mots). Ces étiquettes sont effaçables et permettent donc de resservir quasi indéfiniment. En retirant les mots de la mascotte, la différence entre nature et fonction peut être encore mieux mise en valeur en les rangeant dans 4 pochettes de classement, une pour les noms et les groupes nominaux, une pour les verbes et groupes verbaux, une pour les pronoms et une pour les mots invariables. Elles sont chacune munies d'une petite fiche récapitulative. Ces pochettes sont également vendues séparément. L'orthophoniste et l'enfant peuvent alternativement proposer des phrases. L'orthophoniste peut proposer des phrases avec des erreurs que l'enfant devra repérer et corriger. Le thérapeute peut aussi commencer une phrase minimale et demander à l'enfant de la compléter (découverte des compléments). Là aussi, la complétude de phrases peut se faire en alternance , exemple, l'enfant ajoute un COD, l'orthophoniste un COI... Trés rapidement, Jean-Baptiste s'est servi de la pieuvre (qu'il a baptisée Alice, dyslexie oblige) pour élaborer des textes ou pour créer des histoires absurdes qui le faisaient se tordre de rire. Deux mois après, lors du troisième trimestre de CM1, il avait compris l'importance des accords et disait que lors de la dictée à l'école il plaçait mentalement les mots entendus sur le corps de la pieuvre ! (imagerie mentale) Jean-Baptiste est entrée en 6°, il a été suivi le premier trimestre et nous avons décidé d'un commun accord, lui, sa mère (institutrice) son professeur de français et moi-même de le laisser voler de ses propres ailes et de faire le point au mois de juin. Conclusion: Il semble que la manipulation, le placement des pochettes, sur des lieux précis permettent une vision globale de la phrase et une meilleure fixation mnésique des acquisitions. Le côté ludique et coloré de la pieuvre la rend attractive et c'est important sur le plan affectif.On peut acheter une mascotte de base avec quelques pochettes de mots et rajouter petit à petit des accessoires comme les adjectifs attributs, les phrases passives, les phrases nominales.Un livret grammatical accompagné d'un jeu permet la première présentation, de la mascotte à l'enfant Devant le succès de la réeducation de Jean-Baptiste, j'ai essayé cette approche avec beaucoup d'autres enfants dés le C.E.1. et j'ai pu noter que l'apprentissage global de la phrase se faisait mieux qu'avec des étiquettes de mon cru, sans support ludique. La forme et les couleurs de la mascotte permettent certainement une représentation mentale et cognitive aisée pour l'enfant. Achetez-là, vous ne serez pas déçus! Coup de cœur d’Orthomagazine pour Aclie, une mascotte crée par Noëlle Bermond :.... a conçu... cet objet en feutrine doux et astucieux, dans lequel les enfants voient au gré de leur imagination une fleur, une tortue ou une araignée... .....L’enfant peut découvrir une phrase, la répartir (sur la mascotte) et « s’amuser » avec les fonctions et la nature des mots. Aclie, en plus, se manipule de manière rigolote ...: on peut, par exemple, lui mettre un chapeau pour l’attribut du sujet .... « Il s’agit d’une représentation très concrète de la façon dont on peut jouer avec une phrase » explique Noëlle Bermond qui souligne aussi le caractère affectif de sa mascotte pour aider à la stimulation du langage et à l’apprentissage des notions de base de la structure de la phrase.
« La mascotte est un outil tout à fait à part dont je n’ai aucun équivalent à mon cabinet. Il ne s ‘agit pas d’un quelconque doudou mais bien d’un outil doublement spécifique jouant de manière pointue à la fois sur le langage et sur comportement. Elle me permet d’aborder la construction de la phrase avec des enfants anxieux, voire opposants. Je pense à Kevin, huit ans, troubles spécifiques du langage écrit, qui présente une agitation motrice importante dés qu’on aborde la lecture ou la transcription : la mascotte l’a vraiment calmé tout en lui permettant d’avancer dans sa rééducation. »
"
Il n'est pas aisé de se rendre compte au fil des jours qu'un de
ses enfants a
du mal à apprendre. Les notions en grammaire sont simples mais
tellement
abstraites qu'un enfant un peu éparpillé, agité ou
simplement ancré dans du
premier degré a du mal à les intégrer.
Rien, non, son instituteur très présent m'assurait que
quelques notions étaient
en cours d'acquisition mais comme il ne pouvait lui consacrer un temps
tout
particulier à chaque leçon, il lui manquait des
pièces pour comprendre. Un
puzzle inachevé. J'ai bien essayé quelques manuels, des cahiers de vacances ludiques: le constat restait le même, inopérant...
C'est alors que j'ai découvert, enfin un autre support :
ACLIE. Enfin, un
outil ludique qui rendait mon fils acteur, maniant tour à tour
les concepts
dans le plaisir d'apprendre. |
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